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Développement durable

Développement durable, cette expression très en vogue est sur toutes les lèvres. Mais concrètement, en quoi cela consiste-t-il ? Respect de l’environnement, maîtrise énergétique, accessibilité… tout en valorisant le lien social. En ce sens, Durtal se veut résolument tendance.

Durtal raisonne durable

Alors que Durtal vient d'être auréolée d'une 3e fleur au concours régional des Villes et Villages Fleuris, les fruits des efforts conjugués de la Municipalité et des agents techniques bourgeonnent. Objectifs : gérer de manière raisonnée et durable les espaces verts, en d’autres termes préserver l’environnement tout en offrant un cadre de vie plaisant et varié. Effeuillage des actions menées.

Un arrosage maîtrisé

Depuis 2 ans, la rationalisation de l’arrosage a permis une économie de 25 % de consommation d’eau ainsi qu’un gain de temps et de moyens humains de 50 %. Ces résultats n’arrivant pas comme des fleurs, diverses solutions alternatives ont été mises en place :

  • enfouissement d’une citerne de récupération des eaux pluviales de 60 000 litres et pompage (garantissant un mois d’arrosage du fleurissement estival),
  • réduction de plus de 50 % du nombre de jardinières,
  • remplacement des buses béton (absorbeuses d’eau) par des bacs en bois avec réservoir,
  • création de massifs en pleine terre,
  • utilisation d’un terreau spécifique retenant l’eau,
  • plantation de végétaux "gamme sècheresse" peu consommateurs,
  • semence de gazon fleuri qui se régénère sans entretien d’une année sur l’autre.

Sans compter la formation du personnel à la gestion différenciée (adapter les plantations à leur environnement et à la nature du sol).

Un fauchage tardif


Depuis 2009, le fauchage tardif est pratiqué sur les voies communales rurales, les bas-côtés de la déviation et certains espaces verts (sentier du Val d’Argance, St Léonard) de la commune. Pour sécuriser les déplacements, seuls les croisements, les accès, les abords des cours d’eau et les cheminements sont tondus en mai. Les herbes hautes sont ensuite fauchées lors de la dernière quinzaine de juillet, une fois la floraison achevée. Outre un entretien restreint, cette tonte retardée permet de sauvegarder la biodiversité de chaque site et ainsi de créer une mosaïque de paysages authentiques, vivants et colorés.

Un désherbage planifié

désherbage-thermique
Désherbage thermique

A-t-on réellement besoin de désherber à tous les coins de rue ou peut-on laisser pousser les herbes folles à certains endroits ? Telle est la question à laquelle vise à répondre le plan de désherbage communal adopté le 30 mars 2011 par le Conseil municipal.

Sur le papier

Dans le cadre de sa démarche Développement Durable, la Municipalité de Durtal a approuvé un plan de désherbage à l’échelle communale. But : réduire sa consommation d’herbicides et autres produits phytosanitaires, nocifs pour la nature et surtout pour l’eau. En collaboration avec les services techniques de la ville, le bureau d’études La Noëlle Environnement a remis le fruit de son travail : cartographie des zones à risque (ruissellement des eaux, présence d’enfants, milieux sensibles…) et préconisations en fonction du danger (désherbage manuel, mécanique, thermique ou à défaut chimique, et les solutions alternatives), ainsi que les tenants et aboutissants pour les agents municipaux et pour les habitants. En effet, de nouveaux réflexes et comportements sont à adopter pour l’entretien des espaces verts, non sans incidence sur le paysage urbain et rural de la commune.

Sur le terrain

Retour gagnant de la binette, qui reste l’outil de désherbage le plus écologique… mais cependant pas le plus économique en temps. Afin d’entretenir efficacement et respectueusement les espaces verts de la commune, les services techniques adaptent leurs pratiques curatives en fonction des zones à traiter :

  • qui dit risque élevé (ruissellement des eaux, présence d’enfants, milieux sensibles…), dit zéro pesticide donc désherbage manuel, mécanique (balayeuse) ou thermique (assèchement et élimination de la mauvaise herbe grâce au choc thermique créé par le propane) ;
  • qui dit risque limité, dit usage raisonné de produits phytosanitaires tolérés.

À noter que la loi punit tout rejet direct de pesticides chimiques dans les fossés par au maximum 2 ans de prison et 75 000 € d’amende.

Des aménagements préventifs et doux

En parallèle du plan de désherbage, afin de restreindre l'usage chimique, les agents municipaux ont appliqué des solutions alternatives préventives :

  • engazonnement : trottoirs, parkings, pieds d’arbres et de haies… ;
  • fleurissement / gazon fleuri à la base des murs ;
  • paillage et bâchage bio (fibres textiles, paillis de chanvre, fèves de cacao, écorce, compost ou mulching = déchets végétaux) au cœur des aménagements paysagersplus écologiques et esthétiques que les toiles plastiques, elles entravent la pousse des herbes et conservent l’humidité ;
  • fauchage tardif.

Par ailleurs, s’épanouissant aux quatre coins de la commune, les liaisons douces, dont le sentier du Val d’Argance, invitent à la flânerie de manière naturelle puisqu’agencées grâce à des matériaux organiques (bois, paillis...).

Un paysage modifié

Cette gestion différenciée des espaces verts permet ainsi de créer un cadre de vie agréable et des paysages diversifiés, de favoriser la biodiversité, d’enrichir la ville d’espèces végétales, de limiter les impacts négatifs sur l’environnement et de gagner du temps. La preuve en images...

Cependant, n’ayant rien sans rien, elle contrecarre quelque peu la vision inculquée depuis plusieurs décennies de propreté nette d’une ville. Ce qui signifie que l’œil devra s’habituer à apprécier les herbes folles s’échappant ça et là, les pelouses s’épanouissant en toute liberté pour le bien-être de tous.

Les habitants peuvent aisément imiter les services techniques de la ville en prodiguant ces nouveaux gestes et méthodes dans leur propre jardin… sans oublier les trottoirs longeant leur habitation. En effet, il est du devoir de tout-un-chacun d’entretenir et donc de désherber devant sa porte (articles 4.1 et 4.2 du règlement de voirie durtalois).

Des récompenses florissantes

Durtal a obtenu sa 3e fleur en 2011
Durtal a obtenu sa 3e fleur en 2011

3 fleurs au concours des Villes et Villages fleuris (la 3e ayant été obtenue le 4 novembre 2011), Prix de l'Aménagement 2011 pour le Val d'Argance (décerné par le Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement du Maine-et-Loire CAUE 49), Prix régional du Patrimoine 2008… Ces distinctions couronnent les initiatives prises par la Municipalité en faveur du développement durable et de la valorisation du patrimoine. Elles soulignent la pertinence des aménagements urbains en parfaite harmonie avec les richesses historiques et naturelles ainsi que le fleurissement embellissant Durtal au fil des saisons. À noter qu’au cours de chaque été, la commune dépêche un jury d’experts pour noter les mains vertes de la commune préalablement inscrites au concours durtalois des Maisons Fleuries (inscriptions 2012 jusqu'au samedi 30 juin).

Contact : Mairie, Accueil - 02 41 76 30 24 - administration@ville-durtal.fr

Durtal mise sur l’écolomie

Trouver un équilibre juste et rationnel entre économie et écologie, telle est la philosophie municipale concernant l’éclairage et les bâtiments publics. Sans compter la dématérialisation des actes administratifs.

Éclairage public

L’été dernier, les rues durtaloises sont restées dans la pénombre toute la nuit.  Afin de réduire ses coûts de fonctionnement (23 000 € pour l’éclairage), la Mairie a choisi, à titre expérimental, de s’abstenir d’illuminer les lampadaires. Les lampes consommant énormément à l’allumage, éclairer la commune pour une demi-heure représentait un gaspillage. De plus, les longues journées estivales sont propices à la maîtrise de la consommation énergétique (260 000 kWh/an) sans porter préjudice ni à la sécurité des habitants ni à l’économie locale. Seuls les ronds-points et le Château luisaient dans le noir respectivement pour des raisons de sécurité routière et de tourisme. L’essai s’étant révélé concluant, la Municipalité a envisagé d’uniformiser et rationaliser l’amplitude horaire de l’éclairage public. Après étude de l’audit du SIEML, elle s’est aperçue que, selon le type de lampes, il existait un décalage d’allumage et d’extinction (un réverbère durtalois fonctionne en moyenne 3 125 h/an soit près de 9 h/jour !). Ainsi, elle teste, depuis septembre,  2 horaires fixes (les autres fluctuent en fonction du lever et du coucher du jour) pour les 607 lampadaires de la commune : allumage du matin à  6 h 30, extinction du soir à 22 h 30. Suite à cette année d’expérience, les élus statueront sur le fonctionnement définitif de l’éclairage public. De plus, ils prévoient le renouvellement à moyen terme d’un tiers du parc de lampes (1/5e est aujourd’hui en basse consommation).

Bâtiments municipaux

Complexe Camille Claudel
Complexe Camille Claudel



Outre l’éclairage public, le SIEML a également rendu un bilan énergétique, notamment thermique, des bâtiments communaux. Les quelques points noirs constatés sont corrigés progressivement. Prochaine amélioration : le double-vitrage installé au complexe Camille Claudel (partie ancienne). De plus, le recours à l’énergie solaire, via des fermes photovoltaïques, est actuellement à l’étude.

Dématérialisation

 

Permis de construire, déclarations préalables, circulaires préfectorales, ordres du jour et comptes-rendus des conseils municipaux, plan de la ville… Via la borne interactive installée à l’entrée de la mairie, les documents publics sont consultables à tout moment de la semaine et de la journée. Donnant sur la place Untereisesheim, cet outil à caresser dans le sens du verre se manie facilement et intuitivement grâce aux touches tactiles situées en bas à droite de l’écran. Pour les activer, il suffit de positionner le dos des doigts sur la vitre au niveau de la lumière des boutons. L’encadré rouge de sélection se déplace au gré des flèches et permet même de zoomer. Le tout sans oublier de valider chaque choix et de quitter pour sortir.




Toujours dans ce souci de supprimer l’usage du papier, la nouvelle salle du Conseil aménagée en rez-de-chaussée de l’annexe mairie est équipée en nouvelles technologies. Simultanément à la vidéoprojection, les élus suivent le déroulement de la réunion sur des écrans semi-individuels.

La mairie traque les papiers

Afin de poursuivre sa démarche « 0 papier », de réduire ses coûts de fonctionnement, de gagner en rapidité et de moderniser toutes ses procédures administratives, la mairie dématérialise ses actes administratifs destinés à la Préfecture et à la Trésorerie. Ainsi, plus besoin d’imprimer arrêtés municipaux et autres délibérations du Conseil, ni bordereaux, paies et pièces justificatives.

Dorénavant, tous les échanges entre la mairie et la trésorerie s’effectuent par voie électronique (factures, recettes…). Ce qui engendre une économie de 6000 feuilles par an, les scans ayant remplacé les papiers. Entamée progressivement il y a près d’1 an, cette démarche de dématérialisation est à la pointe de l’e-administration et de la collaboration entre le Ministère des Finances et les collectivités territoriales. Dernière étape dans le processus, la signature de l’avenant portant sur la signature électronique (via une clé usb codée), mercredi 18 mai 2011 entre André Logeais, Maire, et Eric Crochant, Trésorier, a scellé définitivement le partenariat. A noter que Durtal est commune pilote sur le Maine-et-Loire. Ce qui lui vaut la visite et les appels de communes extérieures au département afin de partager leur retour d’expérience. Cette action exemplaire et fiable n’a pu être mise en place sans la motivation et l’implication des agents qui ont totalement adhéré et relevé le défi.